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L’agroécologie, des emplois riches de sens

[07-10-2016]

L’agroécologie peut-elle être une réponse pertinente pour la reconversion professionnelle ? Une trentaine de personnes étaient présentes jeudi 29 septembre pour échanger sur cette question à l’occasion d’une conférence. Trois intervenants issus du domaine de la formation en agroécologie étaient présents et ont répondu aux questions du public

 

Formations innovantes au Sénégal

Monsieur Gora Ndiaye, directeur de la ferme-école Kaydara et partenaire d'ADG, met en place des formations en agroécologie pour permettre à des jeunes non-scolarisés de s’impliquer dans la gestion durable des ressources dans leur village. Le projet sélectionne soigneusement des jeunes ayant le potentiel d’entreprendre le métier de fermier et de devenir ambassadeur de ces pratiques dans leur village. Au terme d’un stage de 6 mois, les diplômés sont suivis et accompagnés pendant 5 ans dans leur projet respectif. 

Parmi le savoir-faire enseigné, l’agroforesterie est un exemple important. Dans cette région du Sénégal où les terres sont de moins en moins fertiles à cause de la salinisation des sols, l’introduction des cocotiers dans la zone a été cruciale pour les agriculteurs de la zone car cet arbre est à la fois résistant au sel, apporte de nombreux éléments qui restaurent la fertilité des sols et protège (de l’eau, du vent, du soleil…) les cultures maraîchères disposées en dessous.

Son projet a suscité beaucoup d’intérêt auprès du public. Parmi les questions posées, celle de la transposition de certaines pratiques agroécologiques dans des contextes différents, ou encore, celle de la rentabilité économique de l’agroécologie. Le directeur de l’école, lui, n’a aucun doute sur l’efficacité et la pertinence de l’agroécologie comme solution durable notamment pour les sols dégradés. Heureusement, celui-ci n’est pas le seul convaincu puisque son projet reçoit un soutien conséquent de la FAO ainsi que du gouvernement Sénégalais.

Les NIMAs, un nouveau profil d'agriculteur en Belgique 

Stéphanie Delhaye, représentante de l'Ecole Paysanne Indépendante, centre de formation lié au Mouvement d’Action Paysanne, nous a exposé les différents projets proposés par l'école paysanne ainsi que l’évolution du contexte belge en matière de demande de formation. En effet, bien que le Forem ne considère pas l'agriculture paysanne comme porteuse, les membres de l'EPI constate une demande de la part de nouveaux profils de personnes. Parmi eux, les NIMAs, les "non-issus du monde agricole". De la même façon, Stéphanie nous a expliqué que le nombre de formations en agriculture paysanne a augmenté en belgique.

Stéphanie présente l'EPI et le MAP

La dernière intervenante, Nadège Roger a témoigné de son parcours de NIMA. Précédement architechte d'intérieure, elle évoque plusieures raisons de sa reconversion: la pertinence sociale et environnementale, mais aussi la quête d’un projet porteur de sens pour elle. Nadège se dit fière de revêtir le rôle de paysanne. Parmis les compétences qu'elle s'approrie, il y a la gestion financière et administrative, la connaissance de multiples techniques d'agriculture durables, et une connaissance large des variétés à cultiver.

Un des obstacles majeurs évoqué par la jeune femme est l'accès à la terre. A cette fin, elle a formé une coopérative avec d'autres apprentis et obtenu le soutien de Terre-en-vue qui lui permettra peut-être de louer ou d'acquérir son propre terrain.