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Laure, 23 ans, stagiaire en immersion au Pérou pendant 3 mois

[01-07-2015]

En dernière année de Master à l'ICHEC (Institut Catholique des Hautes Études Commerciales) en section développement durable, Laure est partie réaliser son stage de fin d'études dans un projet d'ADG à Huaraz au Pérou de début février à fin mai 2015.
Elle nous livre les résultats de son étude anisi que ses impressions sur son expérience péruvienne.

En espérant que son récit donne envie à d'autres de partir à l'aventure !

Mes trois mois de stage au sein de l’équipe d’ADG de Huaraz (Pérou) se sont terminés fin mai. Il est temps pour moi de faire le bilan de ces 4 mois passés à l’étranger avec ADG.

Pour rappel, l’objectif de mon stage était d’élaborer un plan d’affaires avec les sept membres de l’Association des femmes Shunac (Pamparomás) concernant la production et la commercialisation de confitures artisanales. Les fruits utilisés sont locaux et produits de manière agroécologique, par les femmes elles-mêmes ou leur famille.

L’analyse de marché que j’ai conduite a révélé plusieurs éléments. La confiture n’est pas une habitude de consommation locale sauf pour la population à plus hauts revenus. Dans la région, il est possible d’en acheter en grandes surfaces, à prix très bas, ou dans des magasins spécialisés dans le bio, le local et/ou l’artisanal, à prix plus élevé. C’est principalement vers ce dernier type de commerces que la distribution des produits  de l’association se concentrera. Ces femmes ont obtenu une première dizaine d’accords de vente et il existe une quinzaine d’autres potentiels.

Toutefois, pour commercialiser ces confitures, il est obligatoire de posséder un numéro de registre sanitaire qui s’obtient grâce au feu vert d’un laboratoire accrédité. Et ces analyses ont un coût non négligeable. Il en est de même pour le matériel de cuisine. C’est pour cela qu’une demande a été rédigée auprès d’APORTES, une association péruvienne qui finance des petits projets. Leur réponse sera rendue dans le courant du mois de juin.

Nous avons calculé que les revenus générés par cette activité seraient de 320€ par bénéficiaire par an. Une somme qui paraît dérisoire mais qui pourtant pourrait les aider à payer les études de leurs enfants, à varier leur nourriture ou encore, à investir dans l’agriculture ou dans l’élevage qui, pour la majorité, reste leur occupation principale, tout comme les tâches ménagères et l’éducation des enfants. Le but de mon étude était de d’étudier et de mettre en place une activité complémentaire pour ces femmes. En effet, la production et commercialisation de confitures leur prendrait en moyenne trois heures de travail par semaine.

Enfin, je ne peux témoigner de mon expérience au Pérou sans évoquer le côté humain. Les collectes d’informations ne se font pas par ordinateur ni par téléphone, mais bien à travers des rencontres et du travail de terrain. Cela m’a permis de construire une relation de confiance avec les bénéficiaires du projet, et surtout, de mieux comprendre quelles étaient leurs attentes. J’espère sincèrement les recroiser un jour mais dans tous les cas, je suis revenue la tête pleine de souvenirs et d’anecdotes diverses que je ne suis pas prête d’oublier !

Saludos,

Laure