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Les communautés rurales de l’Altiplano de Bolivie s’intéressent à l’optimisation de la ressource

[17-02-2017]

Dans l'Altiplano bolivien où ADG accompagne des familles paysannes en partenariat avec APROSAR, des formations sont dispensées pour optimiser l'utilisation de l'eau, une ressource rare.

La production agricole sur l’altiplano bolivien se développe dans des conditions climatiques adverses, se caractérisant par des périodes de sécheresse, un climat aride, froid, des vents forts et par des précipitations annuelles moyennes atteignant à peine 350 mm.


Paysage typique de l'Altiplano sud de Bolivie.

Ces conditions sont un véritable défi pour l’agriculture en général et spécialement pour l’horticulture.

Malgré ces limites, le partenariat APROSAR – ADG y fait face en mettant en œuvre des activités d’appui aux communautés rurales de Bolivie, en particulier dans la commune de Salinas de Garcí Mendoza, département d’Oruro. Une de ces activités est en lien avec l’amélioration des systèmes d’adduction d’eau pour la consommation humaine et tient compte des effets de son utilisation pour l’irrigation de petits potagers familiaux.

Même si les familles priorisent l’eau pour la consommation humaine, elles souhaitent aussi l’utiliser pour la production de légumes, sans que cela affecte la disponibilité de ce liquide élémentaire dans les foyers.


Irrigation par inondation (traditionelle) dans les potagers scolaires.

 

Dans cette optique, APROSAR et la population des communautés ont réalisé des formations pour l’optimisation de l’utilisation de l’eau pour l’irrigation. Ces formations sont dispensées dans les potagers scolaires sous serre, aux élèves et aux professeur-e-s des écoles, ainsi qu'aux producteurs-trice-s de la zone d’intervention.

Actuellement, des systèmes d’irrigation par goutte-à-goutte sont expérimentés dans les écoles des communautés de  San Martín et de Sally Suicuni.  

Professeur-e-s, élèves et producteur-trice-s, avec l’appui technique d’APROSAR, ont réalisé des essais comparatifs. Ils en concluent qu’avec l’irrigation par inondation (traditionnelle dans cette zone) dans les sols sableux, on utilise en moyenne 65,6 l/m2, alors qu’avec le goutte-à- goutte, on utilise 0,72 l/h par point, équivalant à 18 l/m2, mettant ainsi en évidence les économies d’eau, grâce à cette technologie améliorée d’irrigation.


Irrigation par goutte-à-goutte testéedans le potager de l’école Sally Suicuni.

Par rapport aux coûts en matériaux, c’est assez économique : environ 150euros pour une superficie approximative de 35 m2.

Ce type de technologies simples et pratiques éveille l’intérêt de la population et la motive pour installer ces innovations dans leurs propres potagers, entraînant de cette manière l’appropriation des connaissances et surtout des perspectives de diffusion par les promoteurs-trice-s et producteurs-trice-s eux ou elles-mêmes.


Potager sous serre, école de lacommunauté Sally Suicuni.

 Article original de Fernando Veizaga et Marco Antonio Herbas (APROSAR)