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Témoignage de Laure, stagiaire au pérou, 2014-2015

[25-03-2015]

Voici le témoignage de Laure, étudiante partie réaliser son TFE au Pérou...

Plan d’affaires afin de développer la production et la commercialisation de confitures bios et artisanales (Pérou)

Le projet s’inscrit dans le programme d’ADG au Pérou « Terre Saine et Souveraine » qui a pour objectif de « renforcer durablement des aspects ciblés de la souveraineté alimentaire dans les zones d’interventions, en prenant en compte les spécificités liées au genre ». Plus précisément, mon travail interviendra dans le thème de la valorisation des productions agricoles des familles paysannes.


Mais avant tout, je vais commencer par me présenter. Je m’appelle Laure, j’ai 23 ans et je suis en dernière année d’étude d’ingénieur commercial à l’ICHEC. Dans le cadre de mon parcours scolaire, j’ai été amenée à trouver une gestion de projet qui servirait de base pour écrire mon mémoire et qui se déroulerait en deux temps. Premièrement, à raison de deux jours par semaine, durant le premier quadrimestre, je me rendais dans les bureaux d’ADG à Gembloux afin de découvrir les différentes thématiques couvertes par l’ONG et préparer mon approche méthodologique. Ensuite, j’ai décollé fin janvier pour réaliser la deuxième partie de mon stage au Pérou et donc, entrer dans le vif du sujet.

Parlons-en justement de ce sujet ! Le projet que j’étudie concerne l’élaboration d’un plan d’affaires pour développer la production et la commercialisation de confitures artisanales et biologiques. Il y aurait trois types de produits, tous élaborés avec des ingrédients agroécologiques : confiture d’oca (tubercule), de calabaza (citrouille) et enfin, de physalis. Les 8 femmes avec lesquelles je vais travailler sont rassemblées sous le Comité Shunac. Elles vivent dans le village de Pamparomás (voir photo ci-contre), situé dans la Cordillère Noire, en région d’Ancash au nord de Lima. Elles produisent déjà les deux premiers types de confitures, mais seulement de manière très ponctuelle, afin de les vendre sur des foires gastronomiques spécifiques. De plus, leur marque n’est pas officielle et elles ne possèdent pas encore de registre sanitaire ni de numéro de TVA.
Mon rôle durant ces trois mois va être d’appuyer et de former ces femmes pour que nous puissions construire ensemble un plan d’affaires viable et qui puisse répondre à leurs attentes. Il y a donc trois étapes principales :


1) Comprendre leur organisation actuelle à différents niveaux:

- l’approvisionnement

- la production

- la vente 

et analyser les possibilités d’amélioration.

2) Elaborer le plan d’affaires (au travers d’ateliers formatifs) :

- Analyse du marché (offre et demande)

- Description du business

- Plan financier et planification

3) Rechercher des possibilités de financement du projet.


Les imprévus faisant partie de l’aventure, nous verrons bien dans trois mois si le programme aura été respecté et si le projet aura positivement abouti !