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Témoignage des membres de la COORDID sur le projet OSIRIS et sur la coopérative

[19-12-2017]

Le projet «Offre de Services Intégrés en milieu Rural pour l’Inclusion Sociale» (OSIRIS) est acquis dans le cadre de l’appel à proposition de l’Union Européenne : « Favoriser l’autonomisation pour améliorer les moyens de subsistance des personnes marginalisées, vulnérables et dépendant de l’économie informelle, notamment grâce au développement des compétences, à l’éducation et à la formation professionnelle ».

Dans ce cadre, l'Union Européenne a décidé de réaliser un ensemble de témoignage des membres de la COORDID sur le projet OSIRIS et sur la coopérative après deux ans de mise en oeuvre. 

Après avoir entendu les producteur-trice-s sur les difficultés qu’ils ont rencontrées dans leurs exploitations, ils-elles se sont prononcé-e-s sur les changements ou améliorations que le projet OSIRIS leur a apporté à travers les services que propose la coopérative.

« Avant tout, le projet OSIRIS en collaboration parfaite avec le RESOPP et la COOPEC-RESOPP, a sensibilisé les populations de l’Arrondissement de Djilor à former une coopérative de services pour améliorer nos conditions de vie. Comme nous avons collaboré avec ADG dans le cadre de projets précédents, nous y avons cru malgré les réticences de quelques-uns compte tenu de plusieurs initiatives avortées avec d’autres acteurs. Nous sommes aujourd’hui une coopérative de 1.900 membres et beaucoup de personnes qui n’avaient pas adhéré regrettent de ne pas avoir été des membres fondateurs », affirme Karim Ndiaye, le président de la COORDID.  

Cheikh Sylla, PSV Thilla

Selon Cheikh Sylla, président la section villageoise de Thilla, le seul fait de construire la coopérative et une satisfaction pour eux. Il ajoute que beaucoup de gens venaient les voir et leurs promettaient des coopératives ; chaque village cotisait mais au final, ils ne voyaient rien. Rien qu’à voir l’infrastructure est une satisfaction pour eux. C’est un élément de crédibilité. L’autre aspect c’est par rapport à l’organisation que les producteurs ont maintenant depuis la section villageoise jusqu’au niveau arrondissement. On ne se fréquentait pas, on avait un cadre où tous les producteurs se retrouvent, on l’a maintenant grâce à l’appui du projet OSIRIS. En plus d’être membre et de bénéficier des services de la coopérative, les habitants de Thilla ont également senti d’autres impacts positifs du projet de manière directe. Le maçon qui a fabriqué les briques est du village, il a été payé 600.000 F, les femmes qui amenaient l’eau ont étaient indemnisé et tout le matériel est acheté sur place au niveau des commerçants de PASSY.

Younoussa Sow président de la section villageoise de Keur FAFA WELY; la dotation de la coopérative en fonds d’approvisionnement et de crédit par le projet, nous a permis d’acheter du matériel agricole (semoirs, des houes sine), de l’engrais et la production de semence au profit des exploitations familiales de la Zone.  Les impacts du projet sont nombreux. Le projet a renforcé les capacités techniques, de production et de gestion de plusieurs producteurs. Par-dessus tout, ce qui me plait le plus c’est la formation sur l’inclusion sociale : « avant, on avait des réactions d’exclusion vis-à-vis de certaines couches ou catégories sociales sans le savoir. Les personnes à mobilité réduites ou vivant d’handicaps étaient tout bonnement et simplement écartes de toute décision. Ils n’étaient en aucun cas associés aux instances de prise de décision. Avec la formation on s’est rendu-compte des frustrations que ce genre de comportement pouvez provoquer chez ceux qui vivent cette situation. Grâce à OSIRIS, on est en train de bannir ses comportements dans les villages ».



 

Nafi Sarr, présidente Conseil de Surveillance COORDID, section villageoise de Djilor

J’ai bénéficié d’une formation en aviculture villageoise. Cette formation portée sur la production de poulets améliorés et sur les techniques de vaccination. Cette année dans mon village on n’a pratiquement pas eu de cas de mortalité car j’ai moi-même fait le tour du village et j’ai vacciné toute la volaille. Actuellement, on a dans le village beaucoup de poulets et beaucoup d’œuf. On souhaiterait avoir une couveuse dans la coopérative pour augmenter notre production avicole, construire des poulaillers et créer des emplois pour les femmes et les jeunes. J’ai également été formée dans la production de semence de mil. J’ai emblavé un demi-hectare dans le champ de mon mari. La coopérative m’a donné toutes les charges de production et m’a formé. On est assisté par le SDDR, le technicien agricole de la coopérative et on a suivi à la lettre toutes les consignes qu’on nous a données. Ce qu’on aimerait c’est que la coopérative nous trouve une moissonneuse batteuse comme ça, la production semencière ne sera pas contaminée par les autres productions qui sont destinées à la consommation. Si le RESOPP peut faciliter cela, ce sera une bonne chose. En tout cas, moi, ce que j’ai commencé à vivre et à voir sur comment la coopérative marche, me satisfait vraiment. 

ATTA Sène de la section villageoise Diossong : moi en tant que femme, je pensais que je ne pouvais pas bénéficier d’un semoir, d’une houe sine ou de l’engrais. J’ai toujours pensé que c’était réservé uniquement aux hommes. L’engrais qu’on a distribué dans mon village ou le matériel, ce n’était que les hommes qui se les partagés. C’est avec OSIRIS et la COORDID que j’ai pris un crédit à la COOPEC-RESOPP. On m’a accordé un crédit, avec le bon d’enlèvement je suis allé à la coopérative on m’a donné un semoir et 3 sacs d’engrais et je n’en revenais pas. J’ai pris une assurance décès invalidité et une assurance indicielle perte récolte, et là, je peux mener à bien mon activité sans pression.

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